vendredi 14 juin 2013

Arequipa c'est ça le Pérou


Arequipa fut notre première étape péruvienne après le désert d'Atacama. Pour y arriver, il nous a fallu emprunter trois bus différents (dont un qui servait également de sauna) et passer une frontière minée. Après toute la nature chilienne, ça fait du bien de retrouver des pots d'échappements et surtout ceux des vieilles coccinelles, de visiter des églises et autres monastères tout en zigzaguant sur de fins trottoirs pour éviter des meutes de piétons.

Sooo typique!

Une des rues du monastère Santa Catalina

Le monastère et ses murs colorés

Ces trois jours citadins nous ont régalé dans tous les sens du terme. On ne se lasse pas d'admirer la plaza de armas, d'observer les élégants papys et les colorées mamitas péruviennes. 

La plaza de armas by night

Scène de rue

On ne se lasse pas non plus de se rendre au marché pour déguster toutes les spécialités locales : ceviche, rocotto relleno (sorte de piment farci), papa rellena (patate farcie et frite), chicharonnes et tripes de cochon ; tout ceci agrémenté de délicieux jus de fruits frais.

Une mama qui vend des papas

Attention, derrière vous, des tomates!

Elle hésite, mais elle a une tete à chapeau

Après les chapeaux, le jus de fruit frais
C'est donc le ventre bien plein que ces trois jours de repos à Arequipa se terminent et que nous prenons la direction de Cuzco afin d'aller admirer le célèbre Machu Picchu.

mardi 11 juin 2013

Entre gringos, dans le désert d'Atacama

Des canyons rouges sur fond de ciel d'un bleu pur, des champs de geysers soufflant leur haleine chaude et baveuse au lever du soleil, des vigognes pesant tranquillement l'herbe sèche de la puna, des flamands roses la tête dans l'eau saumâtre d'un lac au beau milieu d'un désert de sel...  voilà quelques-unes des images qui resteront certainement gravées dans nos mémoires de gringos après notre séjour d'une semaine à San Pedro de Atacama.

Paysages époustouflants  du geyser
Touristes dans la brume
Lac de l'altiplano sous la neige
Laguna Chaxa dans le salar
Le bourgade en adobe, à 2400 mètres d'altitude, est la capitale touristique de la région désertique d'Atacama. Des myriades de tours operators y proposent des excursions vers les principaux sites des environs: coucher de soleil dans la vallée de la luna,  lever de soleil au geyser del Tatio, expéditions vers les lagunes de l'altiplano et du salar. 

Un coyote domine la vallée de la lune
Vallée de la lune avant le coucher de soleil
Dunes dans la vallée de la lune
Nous avons pu faire le tour de toutes ces merveilles à notre manière et à notre rythme; en effet, presque toute la fine équipe rencontrée à l’hôtel Kona Tau de l’île de Pâques était là: Anders le marin norvégien, Aurélie adorable champenoise, Christina la docteur autrichienne. Nous avons ainsi découvert les paysages époustouflants aux cotés de nos camarades de route: à vélo vers les paysages rougeoyants de la vallée de la lune; en voiture vers les hauteurs de l'altiplano et au salar, en tour vers le geyser.

Pimp my pick oup
Le soir venu, nous nous retrouvions autour de tournées de pisco sour afin de réchauffer la température. 

Le chat du désert, á notre hôtel de San Pedro









vendredi 7 juin 2013

Une pause dans la vallée du pisco

Après ce séjour mémorable sur l'île de Pâques, nous retournons sur le continent pour filer directement à La Serena dans le but d'approfondir nos connaissances de la culture chilienne et de sa boisson fétiche : le pisco.
Nous sommes très bien accueillis dans la famille de Francesca, une très sympathique jeune couchsurfeuse et étudiante en musique, qui améliore notre pratique de la langue chilienne.

La famille de Francesca (Reinaldo et Rosa).

La journée est consacrée à la découverte de la vallée de l'Elqui, vallée désertique peuplée de hippies new age et où les vignes prennent les couleurs de l'automne. On en profite évidemment pour visiter une distillerie de pisco et déguster un délicieux pisco sour, agrémenté d'un pastel de choclo et d'une cazuela.

Pisco sour à la distillerie Mistral à Pisco Elqui

Après cette pause culinaire, notre route continue vers le nord en direction de San Pedro de Atacama après 15 heures de bus.

Lionel et son pastel de choclo

mercredi 29 mai 2013

8 jours de rêve à Rapa Nui

C´est sur l´île la plus isolée du reste du monde que nous avons passé les 8 derniers jours. A quatre heures et demi de vol de Santiago, l´île de Rapa Nui (île de Pâques) surgit au milieu de l´océan Pacifique.
Et pendant ces 8 jours, nous nous sommes laissés porter par le rythme de cette île nonchalante, où, il y a maintenant bien longtemps, des hommes se sont démenés à ériger de confortables promontoires pour des géants de pierre.
Au programme, exploration des sites naturels mais surtout archéologiques de l´île, à pied d´abord, en voiture ensuite, en compagnie de 3 autres sympathiques francais: Anne, Aurélie et Arthur.

Entre les paysages splendides aux couleurs hallucinantes, où se promènent librement des chevaux, des vaches, de fiers Rapa nui fumeurs de ganja, et les sites de Moais devant lesquels on se sent tout petits, nous n´avons pas vu le temps passer.

Le petit moai dans la prairie

Nos deux coups de coeurs vont cependant à deux sites précis :

Les pentes verdoyantes du volcan Rano Raraku, surnommé la "nurserie" car c´est là que les moais étaient taillés, à même la roche volcanique.

Les habitants locaux ont pris la grosse tête
Pas facile à dèplacer avec leurs 80 tonnes


Et le "ahu" (nom donné aux plateformes sur lesquelles sont posés les moais) de Tongariki, où se dressent le plus grand nombre de moais (ils sont 15, tous plus choux les uns que les autres) et devant lequel nous avons eu l´honneur de voir se lever le soleil.

Lever de soleil sur Tongariki

Bien sûr, nous ne boudons pas le site d´Anakena, où nous avons passé courageusement toute une après midi, le nez dans le sable blanc, abrités par quelques palmiers, sous le regard bienveillant des moais les mieux conservés de l´île. (Je sais, c´est pas sympa).

On est quand même en Polynèsie...

Last but not least pour Lionel, ce matin à l´aéroport de Hanga Roa, il a pu faire la rencontre du futur ballon d´or 2013 (comprenne qui pourra): Marama Vahirua.

Cherchez le touriste
Nous sommes maintenant de retour sur le continent Américain, nous avons retrouvé nos doudounes et la pluie: Adieu chemises à fleurs, tongs et sympathiques Moais (Je sais bien que personne ne compatit): direction le nord, en route vers le désert.




samedi 25 mai 2013

Valparaiso que encantó

Après ce séjour réconfortant chez Jean-Mitchel et Carolina, on se dirige vers la ville portuaire de Valparaiso dont des voyageurs précédents (merci Anouck) nous ont vanté les mérites. Dès l'arrivée, l'euphorie s'empare de nous : du soleil et une température qui dépasse les 20 degrés, des maisons en tôle colorées et les plus vieux trolley-bus en circulation au monde.

Le trolley n'est pas qu'une boîte marseillaise...
Nos 5 jours passés à Valparaiso se déroulent selon un rituel implacable : petit déjeuner copieux et ballades sur les centaines de collines où nos yeux s'émerveillent de la beauté de cette ville qui plonge dans son port. On ne se lasse pas de ses maisons colorées, de ses ascenseurs datant d'un siècle et de sa vue sur la mer. On en a profité également pour découvrir la conduite énergétique des chauffeurs de bus locaux pour nous mener à la demeure du poète chilien Pablo Neruda et s'inspirer de son énergie créative (liens vers ses poèmes) en observant la magnifique vue sur la mer.

L'ascenseur Baron
et sa vue sur le port (industriel)

Notre vue quotidienne à la sortie de l´hôtel

Valparaiso est une ville portuaire et on a pu apprécier le ballet des grues déchargeant les conteneurs et les allers-venues des supertankers dans le port. Ce n'est pas une vue de carte postale mais on apprécie l'authenticité de ce port et l'été prochain on va en vacances à Fos-sur-mer.


Valparaiso compte aussi un marché aux poissons des plus typiques où les pêcheurs rivalisent de cris pour vendre leur pêche du jour, tout en évitant que des pélicans affamés ne viennent y planter leur bec. Après avoir vu tant de poissons sur les étals, il nous fallait tout naturellement y goûter. On a ainsi découvert les recettes chiliennes comme le "chupe de locos" et le "caldillo de congrio", plat favori de Pablo Neruda (et on comprend pourquoi).

Méfie-toi homme en ciré orange

Un ravi devant son menu marin





vendredi 17 mai 2013

San Bernardo et Santiago, une pause chez Carolina et "Djean Mitchel"

Pendant notre séjour de 5 jours dans la capitale chilienne, nous avons été royalement reçus chez Carolina et Jean-Michel (à prononcer "Djean-Mitchel" pour les Chiliens) -Ce dernier étant l'oncle de notre cher Seb pour ceux qui ont la chance de le connaître ;))

Djean Mitchel et Carolina

Carolina est chilienne et Jean-Michel a quitté le Var et la fameuse métropole d'Ampus, pour la banlieue sud de Santiago depuis une 10aine d'années.
Ils vivent avec leurs 5 remuants bergers hongrois, leur chat persan et asocial Atis,  leur poule Jacqueline et quelques canards qui ont voulu garder l'anonymat.

Tout cela constitue un foyer bien chaleureux dans lequel nous ne nous sommes pas gênés pour nous ressourcer et descendre une bonne quantité de verres de vin et de liqueur. 

Les bestioles au repos
Nos hôtes nous ont guidé les deux premiers jours dans Santiago: repas dans le très joli quartier de Bellavista, samedi au soleil sur un "cerro" qui domine la ville et visite d'un joli quartier d'artisans.

Premier pisco au Chili!!
Vue depuis le cerro dominant la ville
Le dimanche, nous nous sommes rendus sur leurs conseils au musée de la mémoire et des droits de l'homme de Santiago. Cette visite ainsi que les longues discussions avec Carolina, nous ont permis de mieux comprendre la période Pinochet.

Graff dans le quartier Brasil




Lundi, grande balade dans le centre-ville: vue du cerro Santa Lucia, vieux marché, visite sur la tombe d'Allende et shopping (des pulls! des pulls!)





Notre dernier jour est consacré à la  visite du domaine vinicole d'undurraga, menée par un guide pince-sans-rire.


Si Santiago n'est pas une ville qui nous a particulièrement touchés, nous retiendrons surtout les discussions passionnantes avec Carolina et Jean-Michel sur l'histoire, la culture et les habitudes chiliennes ainsi que la chaleur de leur foyer.

Djean Mitchel, les bestioles et moi!













mardi 14 mai 2013

Région (humide) des lacs

Après nos pérégrinations dans les steppes de Patagonie, notre âme de baroudeurs-randonneurs nous amène dans la région des lacs. On débarque á Puerto Varas dans une belle auberge "coloniale" construite par des Allemands et tenue par Pierre, un sympathique français. Le paysage nous change de la Patagonie et se compose de verdure, de volcans (quand les nuages nous les cachent pas) et de vaches fort bien nourries par l'herbe grasse.

Le volcan Osorno
Un des nombreux lacs (dont j'ai oublié le nom)

Les photos sont trompeuses car les nuages ne nous ont pas laissé de répit et la doudoune est toujours de rigueur. La même météo nous attend un peu plus au nord dans notre prochaine étape : Villarrica. On est logé chez Pedro, un couchsurfer sympathique mais tout simplement incompréhensible. Il en profite pour nous faire visiter les environs et son bord de mer peuplé d’étranges autochtones : les "lobos marinos". Malgré la météo et les renseignements hasardeux des agents de l'office du tourisme, on a quand même pu crapahuter dans les bois et profiter des lacs.

Marché de Valdivia.
Attention, le "lobo marino" est á droite
Comment ça il est pas frais mon poisson ?
Encore un des nombreux lacs
(dont je ne me rappelle toujours pas le nom)
Après cette bonne dose (overdose ?) de verdure et de fraîcheur  on se dirige toujours plus au nord en direction de la capitale Santiago du Chili...