mercredi 29 mai 2013

8 jours de rêve à Rapa Nui

C´est sur l´île la plus isolée du reste du monde que nous avons passé les 8 derniers jours. A quatre heures et demi de vol de Santiago, l´île de Rapa Nui (île de Pâques) surgit au milieu de l´océan Pacifique.
Et pendant ces 8 jours, nous nous sommes laissés porter par le rythme de cette île nonchalante, où, il y a maintenant bien longtemps, des hommes se sont démenés à ériger de confortables promontoires pour des géants de pierre.
Au programme, exploration des sites naturels mais surtout archéologiques de l´île, à pied d´abord, en voiture ensuite, en compagnie de 3 autres sympathiques francais: Anne, Aurélie et Arthur.

Entre les paysages splendides aux couleurs hallucinantes, où se promènent librement des chevaux, des vaches, de fiers Rapa nui fumeurs de ganja, et les sites de Moais devant lesquels on se sent tout petits, nous n´avons pas vu le temps passer.

Le petit moai dans la prairie

Nos deux coups de coeurs vont cependant à deux sites précis :

Les pentes verdoyantes du volcan Rano Raraku, surnommé la "nurserie" car c´est là que les moais étaient taillés, à même la roche volcanique.

Les habitants locaux ont pris la grosse tête
Pas facile à dèplacer avec leurs 80 tonnes


Et le "ahu" (nom donné aux plateformes sur lesquelles sont posés les moais) de Tongariki, où se dressent le plus grand nombre de moais (ils sont 15, tous plus choux les uns que les autres) et devant lequel nous avons eu l´honneur de voir se lever le soleil.

Lever de soleil sur Tongariki

Bien sûr, nous ne boudons pas le site d´Anakena, où nous avons passé courageusement toute une après midi, le nez dans le sable blanc, abrités par quelques palmiers, sous le regard bienveillant des moais les mieux conservés de l´île. (Je sais, c´est pas sympa).

On est quand même en Polynèsie...

Last but not least pour Lionel, ce matin à l´aéroport de Hanga Roa, il a pu faire la rencontre du futur ballon d´or 2013 (comprenne qui pourra): Marama Vahirua.

Cherchez le touriste
Nous sommes maintenant de retour sur le continent Américain, nous avons retrouvé nos doudounes et la pluie: Adieu chemises à fleurs, tongs et sympathiques Moais (Je sais bien que personne ne compatit): direction le nord, en route vers le désert.




samedi 25 mai 2013

Valparaiso que encantó

Après ce séjour réconfortant chez Jean-Mitchel et Carolina, on se dirige vers la ville portuaire de Valparaiso dont des voyageurs précédents (merci Anouck) nous ont vanté les mérites. Dès l'arrivée, l'euphorie s'empare de nous : du soleil et une température qui dépasse les 20 degrés, des maisons en tôle colorées et les plus vieux trolley-bus en circulation au monde.

Le trolley n'est pas qu'une boîte marseillaise...
Nos 5 jours passés à Valparaiso se déroulent selon un rituel implacable : petit déjeuner copieux et ballades sur les centaines de collines où nos yeux s'émerveillent de la beauté de cette ville qui plonge dans son port. On ne se lasse pas de ses maisons colorées, de ses ascenseurs datant d'un siècle et de sa vue sur la mer. On en a profité également pour découvrir la conduite énergétique des chauffeurs de bus locaux pour nous mener à la demeure du poète chilien Pablo Neruda et s'inspirer de son énergie créative (liens vers ses poèmes) en observant la magnifique vue sur la mer.

L'ascenseur Baron
et sa vue sur le port (industriel)

Notre vue quotidienne à la sortie de l´hôtel

Valparaiso est une ville portuaire et on a pu apprécier le ballet des grues déchargeant les conteneurs et les allers-venues des supertankers dans le port. Ce n'est pas une vue de carte postale mais on apprécie l'authenticité de ce port et l'été prochain on va en vacances à Fos-sur-mer.


Valparaiso compte aussi un marché aux poissons des plus typiques où les pêcheurs rivalisent de cris pour vendre leur pêche du jour, tout en évitant que des pélicans affamés ne viennent y planter leur bec. Après avoir vu tant de poissons sur les étals, il nous fallait tout naturellement y goûter. On a ainsi découvert les recettes chiliennes comme le "chupe de locos" et le "caldillo de congrio", plat favori de Pablo Neruda (et on comprend pourquoi).

Méfie-toi homme en ciré orange

Un ravi devant son menu marin





vendredi 17 mai 2013

San Bernardo et Santiago, une pause chez Carolina et "Djean Mitchel"

Pendant notre séjour de 5 jours dans la capitale chilienne, nous avons été royalement reçus chez Carolina et Jean-Michel (à prononcer "Djean-Mitchel" pour les Chiliens) -Ce dernier étant l'oncle de notre cher Seb pour ceux qui ont la chance de le connaître ;))

Djean Mitchel et Carolina

Carolina est chilienne et Jean-Michel a quitté le Var et la fameuse métropole d'Ampus, pour la banlieue sud de Santiago depuis une 10aine d'années.
Ils vivent avec leurs 5 remuants bergers hongrois, leur chat persan et asocial Atis,  leur poule Jacqueline et quelques canards qui ont voulu garder l'anonymat.

Tout cela constitue un foyer bien chaleureux dans lequel nous ne nous sommes pas gênés pour nous ressourcer et descendre une bonne quantité de verres de vin et de liqueur. 

Les bestioles au repos
Nos hôtes nous ont guidé les deux premiers jours dans Santiago: repas dans le très joli quartier de Bellavista, samedi au soleil sur un "cerro" qui domine la ville et visite d'un joli quartier d'artisans.

Premier pisco au Chili!!
Vue depuis le cerro dominant la ville
Le dimanche, nous nous sommes rendus sur leurs conseils au musée de la mémoire et des droits de l'homme de Santiago. Cette visite ainsi que les longues discussions avec Carolina, nous ont permis de mieux comprendre la période Pinochet.

Graff dans le quartier Brasil




Lundi, grande balade dans le centre-ville: vue du cerro Santa Lucia, vieux marché, visite sur la tombe d'Allende et shopping (des pulls! des pulls!)





Notre dernier jour est consacré à la  visite du domaine vinicole d'undurraga, menée par un guide pince-sans-rire.


Si Santiago n'est pas une ville qui nous a particulièrement touchés, nous retiendrons surtout les discussions passionnantes avec Carolina et Jean-Michel sur l'histoire, la culture et les habitudes chiliennes ainsi que la chaleur de leur foyer.

Djean Mitchel, les bestioles et moi!













mardi 14 mai 2013

Région (humide) des lacs

Après nos pérégrinations dans les steppes de Patagonie, notre âme de baroudeurs-randonneurs nous amène dans la région des lacs. On débarque á Puerto Varas dans une belle auberge "coloniale" construite par des Allemands et tenue par Pierre, un sympathique français. Le paysage nous change de la Patagonie et se compose de verdure, de volcans (quand les nuages nous les cachent pas) et de vaches fort bien nourries par l'herbe grasse.

Le volcan Osorno
Un des nombreux lacs (dont j'ai oublié le nom)

Les photos sont trompeuses car les nuages ne nous ont pas laissé de répit et la doudoune est toujours de rigueur. La même météo nous attend un peu plus au nord dans notre prochaine étape : Villarrica. On est logé chez Pedro, un couchsurfer sympathique mais tout simplement incompréhensible. Il en profite pour nous faire visiter les environs et son bord de mer peuplé d’étranges autochtones : les "lobos marinos". Malgré la météo et les renseignements hasardeux des agents de l'office du tourisme, on a quand même pu crapahuter dans les bois et profiter des lacs.

Marché de Valdivia.
Attention, le "lobo marino" est á droite
Comment ça il est pas frais mon poisson ?
Encore un des nombreux lacs
(dont je ne me rappelle toujours pas le nom)
Après cette bonne dose (overdose ?) de verdure et de fraîcheur  on se dirige toujours plus au nord en direction de la capitale Santiago du Chili...

mercredi 8 mai 2013

A l´aventure en Patagonie...

Depuis El Calafate, le minibus nous emmène plus au Sud, au coeur de la Patagonie chilienne, vers Puerto Natales, point de départ des excursions vers le famoso parc national Torres del Paine. Les payages déserts de Patagonie défilent sous nos yeux : une étendue à perte de vue de plaine sèche où pousse une herbe jaune qui flamboie sous les rayons du soleil, des arbres tordus par le vent qui offrent aux yeux leur feuillage rouge éparse. De temps en temps, um troupeau de moutons emmitouflés dans leur fourrure ou des troupeaux de mignons guanacos qui gambadent entre les haies.
Ce paysage de steppe du bout du monde regonfle notre égo d´aventurier : c´est décidé, nous partons faire une partie du W : un parcours de plusieurs jours à travers le parc national du Torres, avec pour seuls bagages, boites de conserves et matériel de camping. Ensuite, nous embarquerons pour 3 jours à bord d´un cargo qui navigue à travers les glaciers chiliens. Nous allons partir loin de toute civilisation, affronter les éléments, renouer avec la nature...
Arrivée à Puerto Natales.1er mai, la ville est déserte.
Notre adorable hòte, Alejandro nous explique les différentes options qui s'offrent à nous :

1) Le 30 avril, tous les refuges de montagne ont fermé et seul un bus par jour circule entre le parc et la ville.
2) Les températures avoisinent la nuit les 0 degré.
3) Nous avons donc le choix entre une excursion organisée d´une journée en mini bus dans le parc OU un trek pour randonneurs avertis de 6 jours....

Ni une, ni deux, nous écoutons notre instinct de voyageurs de l´extrème et nous optons pour l´excursion en mini bus ! Du coup nous filons 7 jours plus tòt après avoir annulé notre place à bord du cargo.

Aucun regret cependant. La beauté des paysages du Torres et de Puerto Natales sont époustouflants : lacs d´émeraude, cascades, pics de granite, jolis guanacos timides, ciels immenses.
Je vous laisse apprécier les photos.

Guanacos posant devant les 3 Torres

Le Torres

Coucher de soleil à Puerto Natales

Heure de pointe en Patagonie






vendredi 3 mai 2013

El spectacular Perito Moreno

Après ces 5 jours très agréables dans la capitale du tango et de Diego Maradona, un avion nous attendait pour rejoindre El Calafate en Patagonie pour partir à la découverte du fameux glacier Perito Moreno. Attention, il ne faut pas confondre le Perito Moreno avec Eric Morena !
L'arrivée nous dévoile les paysages de steppes de la Patagonie, célèbre pour Florent Pagny et surtout son agneau dont on ne se lasse pas de machouiller la chair. Si la ville d'El Calafate n'a pas grand intérêt, le Perito Moreno est tout simplement SPECTACULAR !




jeudi 2 mai 2013

Le maté, tout un art...

Voici un site qui explique en français comment préparer le maté. Depuis notre arrivée, nous avons pu constater que c'est en effet tout un art, depuis la préparation jusqu´au partage: instruments, température de l´eau, ordre et sens de partage, sens de la pipe... pour ma part, je n´ai pas encore réussi mon maté... Je vais persévérer !