lundi 5 août 2013

Bem-vindo ao Brazil !

C'est après 24 heures de bus que nous laissons derrière nous les chutes d'Iguazu et que nous apercevons depuis notre taxi la colline du Corcovado et son Christ. Aucun doute, on est bien à Rio de Janeiro !
Pour notre dernière étape du voyage, on arrive dans des conditions optimales : accueillis par Aude et Jacques (prononcés Aoudgé et Jakinho) avec une vue sur la plage depuis notre chambre et des températures estivales. On est bien loin des bonnets en alpaca et des doudounes, qu'on abandonne sans regret au fond de notre sac. Pour notre première visite, on n'a pas à aller bien loin. On chausse nos claquettes et on va essayer de prendre quelques couleurs sur la plage de Leblon.
 
La vue depuis notre chambre

Un vendeur ambulant de string...
Pas de doutes, on est au Brésil !

Après le string, l'autre passion nationale : le fotebol

Pour notre premier week-end au Brésil, nous sommes invités à un anniversaire dans la famille d'Olivia et Olivier, un couple bretonno-brésilien ami de Aoudgé et Jakinho. Les 8 heures de route qui nous séparent de leur ville de Campinas nous permettent de déguster quelques plats des aires d'autoroutes et de bavarder pendant les bouchons, véritable plaie locale qui mettent les nerfs de Jakinho à l'épreuve.
Ce week-end nous permet de découvrir la vie dans les "petites" villes brésiliennes (1 million et demi d'habitants...), de siroter nos premières caipirina et de profiter des festivités d'anniversaire dans la fort sympathique famille d'Olivia. On déguste aussi le plat national : la feijoada, délicieux ragoût d'haricots noirs et de cochonnailles.

Pour la feijoada, d'abord se fournir
en cochonnailles

Puis bien remuer les haricots


Et enfin déguster !

Des gringos en bonne compagnie

jeudi 1 août 2013

Los gringos trempés à Iguazu

Nous avons rencontré de nombreuses personnes au cours de notre voyage qui nous avaient prévenu : "Iguazu, c'est impressionnant ! Il faut le faire !" 
Nous avions opiné docilement: pas de soucis, c'était prévu. Ce qui n'était pas prévu, c'était que le spectacle soit à ce point "incréible" ! 
Notre visite des chutes s'est faite dans des conditions idéales : ciel bleu, températures enfin estivales et nous avons eu deux jours pour pouvoir apprécier le spectacle des "cataratas" sous toutes les coutures.

Du côté argentin,  on se perd à travers des sentiers suspendus au-dessus de la jungle et des flots agités d'eau brune pour arriver sur des points de vue toujours plus époustouflants. 

La Garganta del diablo !

wouuaaaaaaaaahhhh

Voie sans issue

ooooooooohhh

Pour pique-niquer par contre, il faut se dépêcher d'avaler son sandwich, avant que des armées de Coaties affamés et addicts à la chips pringles ne vous attaquent.

Cherchez le Coatie...

Le lendemain, passage coté brésilien, où des hordes de jeunes des JMJ (à mèches et mocassins) s'étaient donné rendez-vous pour se faire arroser par la garganta d'el diablo, le spectacle était encore à couper le souffle et nous sommes mouillés avec plaisir pour nous approcher au plus proche des puissantes cataractes. 

Pas de doute, on est au Brésil !




ET last, but not least, nous avons eu le bonheur de nous élever dans les airs à bord d'un hélicoptère pour admirer les chutes vues du ciel pendant 10 intenses minutes.



lundi 29 juillet 2013

Une pause à Posadas

Dans notre quête des chutes d'Iguazu, on choisit de faire une pause dans la "petite" ville de Posadas (300 000 habitants quand même) pour s'éviter 24 heures de bus d'affilées. En plus de son climat (presque) tropical, cette ville nous attire également car elle propose de magnifiques ruines jésuites aux alentours. Pour le climat, on se rapproche de températures descentes, mais je vous rassure la doudoune est toujours de rigueur la nuit tombée.
Nos deux jours à Posadas sont dédiés à la visite des ruines jésuites qui ont inspiré le film "Mission" (avec la splendide musique d'Ennio Morricone). Le premier jour on s'embarque avec Will, un sympathique jeune états-unien, en direction des ruines immenses et magnifiques de San Ignacio. Cette mission pouvait abriter jusqu'à 7 000 personnes et il est facile de s'imaginer la vie des Indiens Guarani et des moines du 17ème siècle. Pour le 2ème jour, on se rend au Paraguay avec 2 compères argentins rencontrés à l'hôtel. Passées les arnaques habituelles à la frontière, on se dirige vers les ruines d'une autre mission jésuite, celle de Trinidad. Toujours aussi magnifique, cette mission s'apprécie particulièrement par la quasi-absence de touristes et on est perturbé que par les cris des perroquets et par le passage des vieilles Peugeot 504...

Les ruines de San Ignacio

Les ruines de Trinidad



Et en plus il fait beau...

Posadas nous a permis de comprendre un peu mieux la politique argentine par nos discussions avec nos compagnons d'hôtel. Nous approfondissons également notre découverte de la grande spécialité locale : le maté. Posadas se trouve au coeur de la principale région productrice de maté et ses habitants en sont des férus consommateurs. C'est pour eux que l'on a inventé le thermos de 10 litres et il devient habituel de les voir se promener avec leur maté et leur thermos sous le bras, ce qui n'est d'ailleurs pas facile quand on doit faire ses courses et pousser un cadis...

D'abord acheter l'équipement...

... puis choisir sa "yierba". Pas facile !

Même les statues boivent le maté

Enfin, c'est à Posadas que nous avons fêté mon anniversaire. Pour mes 31 ans en Argentine, il me fallait inévitablement me retrouver attablé devant une bonne parrilla et mon choix s'est tout naturellement porté sur un assortiment de tripes. C'était sans doute mon plus beau gâteau d'anniversaire...

Je vais me régaler !

Au menu : boudin, chinchullin (intestin), tripes,
rognons et ris de veau

jeudi 25 juillet 2013

A table à Cordoba

Notre troisième halte argentine est la grande Cordoba, la deuxième plus grande ville du pays après Buenos-Aires. A la sortie de notre bus semi-cama, toujours accompagnés par nos compagnons lyonnais Marianne et Emilien, nous ressentons le froid piquant qui s'abat sur l'Argentine depuis quelques jours. Esquichés comme des sardines, nous montons dans notre taxi jaune direction le centre-ville. 
Comme toutes les villes argentines, le plan en damier permet de s'orienter rapidement : de nombreuses rues piétonnes permettent de rejoindre facilement la place principale et les principales attractions touristiques: églises et universités jésuites, musée de la mémoire (ceint dans l'ancien commissariat -D2- où étaient interrogés les opposants au régime de Videla). 

Rue proche de notre hotel
Mais Cordoba séduit moins par sa beauté que par son atmosphère détendue, ses sympathiques habitants ET sa gastronomie. 
Le froid, nous a poussés de cafés en cafés, où nous apprécions enfin un expresso digne de ce nom, accompagné de délicieuses "media luna" (les croissants). 

Café Reggo
Puis, à l'heure du repas du midi, nous avons pu apprécier les spécialités locales comme la "langue au vinagre" ou le fameux "locro", sorte de potée traditionnelle argentine à base de maïs. Un régal par ces températures hivernales (allant de -4 à 4°C). 

Délicieux Locro bien chaud !

A l'heure du goûter, nous nous engouffrons dans l'antique boutique "Pan de Sucre", où un vieil argentin continue à vendre des sucreries traditionnelles à base de dulce de leche, de dulce de membrillo. Un vrai délice!!
Enfin, notre dernière soirée, nous l'avons consacrée à dévorer une autre parilla arrosée de vin argentin: chez Raoul, le roi de la parilla de Cordoba... hmmmmm....

Bien garder les bras croisés pour ne pas se jeter
tout de suite sur la viande...
Le lendemain, nous allons jusqu'au marché central : le soleil est apparu et nous pouvons envisager un pic-nique ! Les étals sont impressionnants et font saliver : charcuteries, fromages et tripes luisantes, toute la gastronomie argentine déborde des étals. Ca nous fait du bien de voir pendre tous ces saucissons et on se croirait en Italie...


Non, nous n'avons pas goûté la raclette !

Langue ou riz de veau ?

Finalement on opte pour le saucisson

Un dernier musée, un bon pic-nique et nous quittons nos amis lyonnais à une terrasse de café (oui, encore) pour prendre notre bus cama pour 17 heures de voyage en direction du nord-est argentin et se rapprocher des chutes d'Iguazu.

lundi 22 juillet 2013

Salta la linda !

Bienvenidos en Argentina !

Après un mois au pays des boliviennes en tresses et chapeau melon, on retrouve l'Argentine. Depuis la semaine à Buenos Aires et le glacier du Perito Moreno,  nous  étions impatients de revenir en Argentine à la simple pensée de passer des heures en terrasse de café ou de se remplir d'une parilla tout en écoutant l'accent chantant des Argentins.
Notre première étape est la région de Salta et nous n'avons pas été déçus. Nos attentes ont été récompensées dans cette jolie ville coloniale. Les Argentins sont toujours aussi bavards et sympathiques et la viande est toujours aussi tendre. La ville de Salta nous régale aussi par ses jolis bâtiments coloniaux et sa typique vie nocturne : les penas et les bars se remplissent à minuit et on ne sera peut-être jamais à quelle heure ils se vident...

La bonne parrilla d'Argentine

L'église San Francisco

La Plaza Centrale de Salta


On en a aussi profité pour visiter la campagne environnante, notamment ces magnifiques "quebradas" (sorte de canyons) colorés. Ce n'est pas le paysage classique de pampa mais on reste dans l'ambiance western sauf que les charrettes ont été remplacées par des renault clio rutilantes ou des volkswagen Gol (oui oui Gol et pas Golf, jeux de mot garantis).
Accompagnés d'un fort sympathique couple de Lyonnais, Marianne et Emilien (croisés à La Paz, Sucre, en fumant une clope par - 18 degrés sur le Salar d'Uynu puis finalement à Tupiza), et à l'aide de notre voiture de location (on avait une Gol), on visite aussi la région vinicole de Cafayate pour nous donner un avant goût de ce qui nous attend au retour : vin et fromage. Ce n'est pas comme à la maison mais on s'en rapproche... 

La route qui serpente...

... jusqu'à la vallée des cactus

A parcourir en cheval...

... ou en camion


Seul bémol (et pas des moindres) : l'Argentine est actuellement touchée par une "vague de froid polaire" et la température atteint les - 4 degrés. On a du ressortir les chaussettes en alpaca et on verse une larme en voyant nos tongs au fond du sac...

jeudi 18 juillet 2013

So long Tupiza ! ou le western bolivien

Le lit d'une rivière asséchée, une vallée désertique où la poussière rouge vous rentre dans les yeux au moindre coup de vent, des formations rocheuses qui font penser au grand canyon ou aux gorges du Dades, voici à peu près le cadre de Tupiza, notre dernière étape en Bolivie. 

Le "rio grande" (mais à sec)
Tristes collines, terres stériles...
(pour ceux qui connaissent)
Un long cactus velu (à droite)
Pour infos, c'est 30 cts d'euro le litre

A Tupiza, le gringo ne reste pas bien longtemps: c'est de là que partent certains tours vers le Salar et c'est donc là que nous avons passé quelques jours avant et après notre tour. 
Le plus joli à Tupiza sont les "quebradas" qui l'entourent; et comme l'ambiance est très "far west", nous avons opté pour une balade à dos de cheval, une première pour Lio comme pour moi... Les bêtes, bien que très têtues, on été très compréhensives face à leurs hôtes inexpérimentées. La promenade, haute en couleur, fut des plus agréables.

I'm a poor lonesome gringo !
Calamity Maud...
... et Butch Teixi

Au retour de notre tour du salar, nous baladons une dernière fois au pays des mamitas coiffées de chapeaux melons, trimbalant leur progéniture morveuse sur le dos; nous disons adieu aux jus d'oranges frais pressés dans la rue, aux marchés surpeuplés et aux odeurs douteuses, aux troupeaux de lamas, aux vigognes, aux ponchos poisseux, aux playlists criardes, à la flûte de pan, adieu aux sorcières vendeuses d'herbes et de foetus de lamas, adieu aux matés de coca, aux vestiges incas et aux grands espaces désertiques.

Hasta la vista Bolivia.