vendredi 28 juin 2013

A la découverte de La Paz

Depuis notre bus touristique Copacabana-La Paz, nous arrivons dans la principale ville de Bolivie par le quartier populaire d'el Alto: une succession de bâtiments de briques rouges dont seules les fondations ont été posées, des séries de tiges de fer érigés sortent de toutes parts. Au pied des bâtiments, des embouteillages de collectivos, des marchandes de fruits et légumes installées à même le sol, vêtues de l'immuable jupe à volant et coiffées du fameux chapeaux melon.
Puis c'est l'arrivée sur La Paz avec une vue vertigineuse sur cette ville, au pied du mont enneigée du Huayna Potosi, qui s'étale sur les hauteurs de part et d'autre de la vallée.
Le centre-ville de La Paz s'organise autour de l'avenue du Prado qui la traverse. Notre hôtel se situe un peu plus au sud des rues touristiques, dans le quartier moderne de Sopocachi, où s'élèvent de hautes tours ou vivent les classes supérieures de La Paz. Au milieu des multiplexs, malls, enseignes de poulet frits et chaînes de cafés, se promène une dense foule d'étudiants gothiques vêtus de noir de la tête au pied, de mamitas boliviennes, châle sur les épaules et chapeau melon, d'hommes d'affaires et d'écoliers en uniformes mangeant leurs gobelets de gélatine vert, rouge, jaune.

La place centrale de La Paz...

... et ses vendeuses de glaces et pop corn

Ho les gourmandes


Des bus rutilants de première jeunesse

On retrouve notre coccinelle

Une créature sauvage (à gauche)
chargée de la circulation

Nous sommes étonnés par cette foule hétéroclites et majoritairement très jeune.
La ville n'offre pas un grand choix de visites touristiques mais nos promenades s'avèrent agréables malgré le froid et les montées raides d'une rue à l'autre.
Nous retiendrons le fameux marché aux sorcières où les étales des fameuses guérisseuses offrent toutes sortes de remèdes de plus ou moins bon goût ; la jolie rue colorée de Jael et la Plaza Murillo où les familles viennent nourrir les pigeons le dimanche.

Le marché aux sorcières

Rien de tel qu'un foetus de lama
pour porter bonheur


Y a des médicaments pour tous les maux...


La Plaza Murillo, palais du président,
et ses pigeons

Ce séjour à La Paz nous a permis de retrouver les plaisirs de la ville : les bons restaurants (mais qu'on a longtemps cherché), le shopping (mais si on aime les bonnets en lama) et les cinémas (mais qui ne passaient que Iron Man 3 ou le nouveau superman...)
Notre séjour à La Paz nous a surtout permis une excursion d'une journée sur le magnifique site de Tiwanaku, site archéologique d'une brillante civilisation du lac Titicaca, qui connut son apogée au 12e siècle avant de s'éteindre mystérieusement au 13e siècle.
Les statues monolithiques du sites sont splendides et très finement sculptées et les blocs monolithiques de plus de 100 tonnes, taillés à la perfection, laissent songeurs. (Même si les historiens que  nous sommes ne cèdent pas à l'hypothèse populaire que ce fut une cité bâtie par des petits hommes verts venus d'une autre planète...)

On ne sait pas qui c'est mais il nous a plu ce géant

Les 40 tonnes de la Porte du soleil
taillée dans un seul caillou

Le dieu-soleil (qu'on a pas assez vu depuis le début du voyage)

Ce matin, par 4 petits degrés celsius, nous quittons les hauteurs pacenas pour la chaleur humide de la foret amazonienne bolivienne (hasta luego la parka con plumas!)

dimanche 23 juin 2013

Un peu de repos au lac Titicaca

Nos premiers pas sur le sol bolivien se font à Copacabana, non pas la mythique plage de Rio qui nous attend en août, mais le village sur les rives du lac Titicaca. Le village n'a rien de bien attrayant mais on en a profité pour se reposer dans notre premier chambre avec télé cablée. Au menu : films américains et finale de basket NBA et pour se sustenter l'unique plat possible est la "trucha", la truite du lac cuisinée de différentes façons comme à la plancha, à l'ail, à la tomate... Le but de cette étape est évidemment le lac Titicaca, on n'est quand même pas venus pour faire du pédalo. Après une traversée de 2 heures en bateau, on arrive à l'isla del sol où on passe une nuit après la visite d'un site inca et une randonnée de 3 heures qui a mis nos poumons à rude épreuve à cause de l'altitude (3 800 mètres quand même).

Le comité d'accueil

Ne vous trompez pas, on est en doudoune...

Maud a le souffle coupé, devant tant de beauté ?

L'isla del sol offre de magnifiques panoramas à 360 degrés sur le lac d'une couleur bleue intense, sur les cultures en terrasses et les montagnes enneigées en fond. Sans oublier un mémorable coucher de soleil.

Le paysage habituel de l'isla del sol

Un beau paysage de derrière les fagots

Le lever de lune

L'île n'est pas peuplée que de touristes habillés en quechua ou de hippies campant sur la plage mais elle abrite une faune très exotique : des ânes, des moutons, des cochons, des lamas et des boliviennes bien dodues. On doit d'ailleurs percer le secret de leur diète pour avoir une telle silhouette...

Un saucisson sur pattes

Boliviennes en bikini, sexy non ?

jeudi 20 juin 2013

Une semaine au coeur de l'empire inca


Après la moderne Arequipa, notre deuxième étape péruvienne se devait d'être le centre de l'empire Inca : la fameuse cité de Cusco, base de départ pour atteindre les mystérieuses hauteurs du Machu Picchu.
Malgré l'insistance des innombrables rabatteurs proposant les "fameux" massages incas, des informations touristiques ou des bonnets couverts de lamas, l'ancienne capitale est une ville impressionnante par son histoire et ses traditions. Nous avons pu d'ailleurs assister aux nombreux défilés colorés qui prépareront la fête du soleil du 24 juin.




A Cusco, c'est l'histoire coloniale qui saute tout d'abord aux yeux : l'élégante architecture coloniale de la plaza de armas et les demeures espagnoles avec leurs arcades régulières, leurs murs blanchis et leurs portes bleu indigo. De cette architecture, débordent les épaisses pierres incas, dérobées aux temples et sites Incas et sur lesquelles repose la ville.





Le passé inca dont s'enorgueillissent les cusquenos est aussi très présent par les innombrables sites archéologiques majeurs autour de la ville.
(Je passerai rapidement sur le fait que, pour visiter ces sites, les cusquenos n'hésitent pas à pratiquer des prix à la limite du décent et systématiquement en "dollares").
Nous avons visité trois des sites aux alentours de Cusco : Olaytaytambo, tout d'abord, ainsi que Pisac : impressionnantes forteresses nichées sur des terrasses et dont on suppose qu'elles servaient à surveiller l'entrée de la vallée sacrée des Incas. Saqsawaman, sur les hauteurs de Cusco ainsi que Tombomatchay, qui témoignent de l'importance de la cité impériale avant sa destruction par Pizzaro.
Tous ces sites laissent perplexes quant à l'ingéniosité et à la virtuosité des architectes incas.

Ollantaytambo

Pisac

... mais il a fallu pas mal grimper 



Maud VS Wild

Bien sûr, l'on reste encore plus sans voix face aux ruines impeccables du magnifique site du Machu Picchu.
Je passe cette fois sur les vicissitudes du transport pour nous y rendre (6 heures de route en zigzag passant d'un col à 4 500 m jusqu'à 1 500 m d'altitude), car le spectacle du soleil illuminant petit à petit le site au petit matin, en valait largement la peine. On a beau avoir vu 100 fois des images du Machu Picchu, la réalité nous laisse sans voix.




vendredi 14 juin 2013

Arequipa c'est ça le Pérou


Arequipa fut notre première étape péruvienne après le désert d'Atacama. Pour y arriver, il nous a fallu emprunter trois bus différents (dont un qui servait également de sauna) et passer une frontière minée. Après toute la nature chilienne, ça fait du bien de retrouver des pots d'échappements et surtout ceux des vieilles coccinelles, de visiter des églises et autres monastères tout en zigzaguant sur de fins trottoirs pour éviter des meutes de piétons.

Sooo typique!

Une des rues du monastère Santa Catalina

Le monastère et ses murs colorés

Ces trois jours citadins nous ont régalé dans tous les sens du terme. On ne se lasse pas d'admirer la plaza de armas, d'observer les élégants papys et les colorées mamitas péruviennes. 

La plaza de armas by night

Scène de rue

On ne se lasse pas non plus de se rendre au marché pour déguster toutes les spécialités locales : ceviche, rocotto relleno (sorte de piment farci), papa rellena (patate farcie et frite), chicharonnes et tripes de cochon ; tout ceci agrémenté de délicieux jus de fruits frais.

Une mama qui vend des papas

Attention, derrière vous, des tomates!

Elle hésite, mais elle a une tete à chapeau

Après les chapeaux, le jus de fruit frais
C'est donc le ventre bien plein que ces trois jours de repos à Arequipa se terminent et que nous prenons la direction de Cuzco afin d'aller admirer le célèbre Machu Picchu.

mardi 11 juin 2013

Entre gringos, dans le désert d'Atacama

Des canyons rouges sur fond de ciel d'un bleu pur, des champs de geysers soufflant leur haleine chaude et baveuse au lever du soleil, des vigognes pesant tranquillement l'herbe sèche de la puna, des flamands roses la tête dans l'eau saumâtre d'un lac au beau milieu d'un désert de sel...  voilà quelques-unes des images qui resteront certainement gravées dans nos mémoires de gringos après notre séjour d'une semaine à San Pedro de Atacama.

Paysages époustouflants  du geyser
Touristes dans la brume
Lac de l'altiplano sous la neige
Laguna Chaxa dans le salar
Le bourgade en adobe, à 2400 mètres d'altitude, est la capitale touristique de la région désertique d'Atacama. Des myriades de tours operators y proposent des excursions vers les principaux sites des environs: coucher de soleil dans la vallée de la luna,  lever de soleil au geyser del Tatio, expéditions vers les lagunes de l'altiplano et du salar. 

Un coyote domine la vallée de la lune
Vallée de la lune avant le coucher de soleil
Dunes dans la vallée de la lune
Nous avons pu faire le tour de toutes ces merveilles à notre manière et à notre rythme; en effet, presque toute la fine équipe rencontrée à l’hôtel Kona Tau de l’île de Pâques était là: Anders le marin norvégien, Aurélie adorable champenoise, Christina la docteur autrichienne. Nous avons ainsi découvert les paysages époustouflants aux cotés de nos camarades de route: à vélo vers les paysages rougeoyants de la vallée de la lune; en voiture vers les hauteurs de l'altiplano et au salar, en tour vers le geyser.

Pimp my pick oup
Le soir venu, nous nous retrouvions autour de tournées de pisco sour afin de réchauffer la température. 

Le chat du désert, á notre hôtel de San Pedro









vendredi 7 juin 2013

Une pause dans la vallée du pisco

Après ce séjour mémorable sur l'île de Pâques, nous retournons sur le continent pour filer directement à La Serena dans le but d'approfondir nos connaissances de la culture chilienne et de sa boisson fétiche : le pisco.
Nous sommes très bien accueillis dans la famille de Francesca, une très sympathique jeune couchsurfeuse et étudiante en musique, qui améliore notre pratique de la langue chilienne.

La famille de Francesca (Reinaldo et Rosa).

La journée est consacrée à la découverte de la vallée de l'Elqui, vallée désertique peuplée de hippies new age et où les vignes prennent les couleurs de l'automne. On en profite évidemment pour visiter une distillerie de pisco et déguster un délicieux pisco sour, agrémenté d'un pastel de choclo et d'une cazuela.

Pisco sour à la distillerie Mistral à Pisco Elqui

Après cette pause culinaire, notre route continue vers le nord en direction de San Pedro de Atacama après 15 heures de bus.

Lionel et son pastel de choclo