dimanche 23 juin 2013

Un peu de repos au lac Titicaca

Nos premiers pas sur le sol bolivien se font à Copacabana, non pas la mythique plage de Rio qui nous attend en août, mais le village sur les rives du lac Titicaca. Le village n'a rien de bien attrayant mais on en a profité pour se reposer dans notre premier chambre avec télé cablée. Au menu : films américains et finale de basket NBA et pour se sustenter l'unique plat possible est la "trucha", la truite du lac cuisinée de différentes façons comme à la plancha, à l'ail, à la tomate... Le but de cette étape est évidemment le lac Titicaca, on n'est quand même pas venus pour faire du pédalo. Après une traversée de 2 heures en bateau, on arrive à l'isla del sol où on passe une nuit après la visite d'un site inca et une randonnée de 3 heures qui a mis nos poumons à rude épreuve à cause de l'altitude (3 800 mètres quand même).

Le comité d'accueil

Ne vous trompez pas, on est en doudoune...

Maud a le souffle coupé, devant tant de beauté ?

L'isla del sol offre de magnifiques panoramas à 360 degrés sur le lac d'une couleur bleue intense, sur les cultures en terrasses et les montagnes enneigées en fond. Sans oublier un mémorable coucher de soleil.

Le paysage habituel de l'isla del sol

Un beau paysage de derrière les fagots

Le lever de lune

L'île n'est pas peuplée que de touristes habillés en quechua ou de hippies campant sur la plage mais elle abrite une faune très exotique : des ânes, des moutons, des cochons, des lamas et des boliviennes bien dodues. On doit d'ailleurs percer le secret de leur diète pour avoir une telle silhouette...

Un saucisson sur pattes

Boliviennes en bikini, sexy non ?

jeudi 20 juin 2013

Une semaine au coeur de l'empire inca


Après la moderne Arequipa, notre deuxième étape péruvienne se devait d'être le centre de l'empire Inca : la fameuse cité de Cusco, base de départ pour atteindre les mystérieuses hauteurs du Machu Picchu.
Malgré l'insistance des innombrables rabatteurs proposant les "fameux" massages incas, des informations touristiques ou des bonnets couverts de lamas, l'ancienne capitale est une ville impressionnante par son histoire et ses traditions. Nous avons pu d'ailleurs assister aux nombreux défilés colorés qui prépareront la fête du soleil du 24 juin.




A Cusco, c'est l'histoire coloniale qui saute tout d'abord aux yeux : l'élégante architecture coloniale de la plaza de armas et les demeures espagnoles avec leurs arcades régulières, leurs murs blanchis et leurs portes bleu indigo. De cette architecture, débordent les épaisses pierres incas, dérobées aux temples et sites Incas et sur lesquelles repose la ville.





Le passé inca dont s'enorgueillissent les cusquenos est aussi très présent par les innombrables sites archéologiques majeurs autour de la ville.
(Je passerai rapidement sur le fait que, pour visiter ces sites, les cusquenos n'hésitent pas à pratiquer des prix à la limite du décent et systématiquement en "dollares").
Nous avons visité trois des sites aux alentours de Cusco : Olaytaytambo, tout d'abord, ainsi que Pisac : impressionnantes forteresses nichées sur des terrasses et dont on suppose qu'elles servaient à surveiller l'entrée de la vallée sacrée des Incas. Saqsawaman, sur les hauteurs de Cusco ainsi que Tombomatchay, qui témoignent de l'importance de la cité impériale avant sa destruction par Pizzaro.
Tous ces sites laissent perplexes quant à l'ingéniosité et à la virtuosité des architectes incas.

Ollantaytambo

Pisac

... mais il a fallu pas mal grimper 



Maud VS Wild

Bien sûr, l'on reste encore plus sans voix face aux ruines impeccables du magnifique site du Machu Picchu.
Je passe cette fois sur les vicissitudes du transport pour nous y rendre (6 heures de route en zigzag passant d'un col à 4 500 m jusqu'à 1 500 m d'altitude), car le spectacle du soleil illuminant petit à petit le site au petit matin, en valait largement la peine. On a beau avoir vu 100 fois des images du Machu Picchu, la réalité nous laisse sans voix.




vendredi 14 juin 2013

Arequipa c'est ça le Pérou


Arequipa fut notre première étape péruvienne après le désert d'Atacama. Pour y arriver, il nous a fallu emprunter trois bus différents (dont un qui servait également de sauna) et passer une frontière minée. Après toute la nature chilienne, ça fait du bien de retrouver des pots d'échappements et surtout ceux des vieilles coccinelles, de visiter des églises et autres monastères tout en zigzaguant sur de fins trottoirs pour éviter des meutes de piétons.

Sooo typique!

Une des rues du monastère Santa Catalina

Le monastère et ses murs colorés

Ces trois jours citadins nous ont régalé dans tous les sens du terme. On ne se lasse pas d'admirer la plaza de armas, d'observer les élégants papys et les colorées mamitas péruviennes. 

La plaza de armas by night

Scène de rue

On ne se lasse pas non plus de se rendre au marché pour déguster toutes les spécialités locales : ceviche, rocotto relleno (sorte de piment farci), papa rellena (patate farcie et frite), chicharonnes et tripes de cochon ; tout ceci agrémenté de délicieux jus de fruits frais.

Une mama qui vend des papas

Attention, derrière vous, des tomates!

Elle hésite, mais elle a une tete à chapeau

Après les chapeaux, le jus de fruit frais
C'est donc le ventre bien plein que ces trois jours de repos à Arequipa se terminent et que nous prenons la direction de Cuzco afin d'aller admirer le célèbre Machu Picchu.

mardi 11 juin 2013

Entre gringos, dans le désert d'Atacama

Des canyons rouges sur fond de ciel d'un bleu pur, des champs de geysers soufflant leur haleine chaude et baveuse au lever du soleil, des vigognes pesant tranquillement l'herbe sèche de la puna, des flamands roses la tête dans l'eau saumâtre d'un lac au beau milieu d'un désert de sel...  voilà quelques-unes des images qui resteront certainement gravées dans nos mémoires de gringos après notre séjour d'une semaine à San Pedro de Atacama.

Paysages époustouflants  du geyser
Touristes dans la brume
Lac de l'altiplano sous la neige
Laguna Chaxa dans le salar
Le bourgade en adobe, à 2400 mètres d'altitude, est la capitale touristique de la région désertique d'Atacama. Des myriades de tours operators y proposent des excursions vers les principaux sites des environs: coucher de soleil dans la vallée de la luna,  lever de soleil au geyser del Tatio, expéditions vers les lagunes de l'altiplano et du salar. 

Un coyote domine la vallée de la lune
Vallée de la lune avant le coucher de soleil
Dunes dans la vallée de la lune
Nous avons pu faire le tour de toutes ces merveilles à notre manière et à notre rythme; en effet, presque toute la fine équipe rencontrée à l’hôtel Kona Tau de l’île de Pâques était là: Anders le marin norvégien, Aurélie adorable champenoise, Christina la docteur autrichienne. Nous avons ainsi découvert les paysages époustouflants aux cotés de nos camarades de route: à vélo vers les paysages rougeoyants de la vallée de la lune; en voiture vers les hauteurs de l'altiplano et au salar, en tour vers le geyser.

Pimp my pick oup
Le soir venu, nous nous retrouvions autour de tournées de pisco sour afin de réchauffer la température. 

Le chat du désert, á notre hôtel de San Pedro









vendredi 7 juin 2013

Une pause dans la vallée du pisco

Après ce séjour mémorable sur l'île de Pâques, nous retournons sur le continent pour filer directement à La Serena dans le but d'approfondir nos connaissances de la culture chilienne et de sa boisson fétiche : le pisco.
Nous sommes très bien accueillis dans la famille de Francesca, une très sympathique jeune couchsurfeuse et étudiante en musique, qui améliore notre pratique de la langue chilienne.

La famille de Francesca (Reinaldo et Rosa).

La journée est consacrée à la découverte de la vallée de l'Elqui, vallée désertique peuplée de hippies new age et où les vignes prennent les couleurs de l'automne. On en profite évidemment pour visiter une distillerie de pisco et déguster un délicieux pisco sour, agrémenté d'un pastel de choclo et d'une cazuela.

Pisco sour à la distillerie Mistral à Pisco Elqui

Après cette pause culinaire, notre route continue vers le nord en direction de San Pedro de Atacama après 15 heures de bus.

Lionel et son pastel de choclo

mercredi 29 mai 2013

8 jours de rêve à Rapa Nui

C´est sur l´île la plus isolée du reste du monde que nous avons passé les 8 derniers jours. A quatre heures et demi de vol de Santiago, l´île de Rapa Nui (île de Pâques) surgit au milieu de l´océan Pacifique.
Et pendant ces 8 jours, nous nous sommes laissés porter par le rythme de cette île nonchalante, où, il y a maintenant bien longtemps, des hommes se sont démenés à ériger de confortables promontoires pour des géants de pierre.
Au programme, exploration des sites naturels mais surtout archéologiques de l´île, à pied d´abord, en voiture ensuite, en compagnie de 3 autres sympathiques francais: Anne, Aurélie et Arthur.

Entre les paysages splendides aux couleurs hallucinantes, où se promènent librement des chevaux, des vaches, de fiers Rapa nui fumeurs de ganja, et les sites de Moais devant lesquels on se sent tout petits, nous n´avons pas vu le temps passer.

Le petit moai dans la prairie

Nos deux coups de coeurs vont cependant à deux sites précis :

Les pentes verdoyantes du volcan Rano Raraku, surnommé la "nurserie" car c´est là que les moais étaient taillés, à même la roche volcanique.

Les habitants locaux ont pris la grosse tête
Pas facile à dèplacer avec leurs 80 tonnes


Et le "ahu" (nom donné aux plateformes sur lesquelles sont posés les moais) de Tongariki, où se dressent le plus grand nombre de moais (ils sont 15, tous plus choux les uns que les autres) et devant lequel nous avons eu l´honneur de voir se lever le soleil.

Lever de soleil sur Tongariki

Bien sûr, nous ne boudons pas le site d´Anakena, où nous avons passé courageusement toute une après midi, le nez dans le sable blanc, abrités par quelques palmiers, sous le regard bienveillant des moais les mieux conservés de l´île. (Je sais, c´est pas sympa).

On est quand même en Polynèsie...

Last but not least pour Lionel, ce matin à l´aéroport de Hanga Roa, il a pu faire la rencontre du futur ballon d´or 2013 (comprenne qui pourra): Marama Vahirua.

Cherchez le touriste
Nous sommes maintenant de retour sur le continent Américain, nous avons retrouvé nos doudounes et la pluie: Adieu chemises à fleurs, tongs et sympathiques Moais (Je sais bien que personne ne compatit): direction le nord, en route vers le désert.